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Test de Buoyancy : un city-builder aquatique encore bien incomplet

Date du test : 25/04/2020
Version du jeu : 2.1.0422
Temps de jeu : 3H00
Disponible sur : Steam
Genre : city-builder, survie
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Note : ce test a été réalisé avec une version anticipée (2.1.0422) et donc non finalisée. Les éléments évoqués sont donc susceptibles d’évoluer selon les prochaines mises à jour effectuées par les développeurs.

Après avoir écumé les mers en essayant de bâtir une colonie qui tienne la route avec Flotsam, ou bien encore Last Wood, il est vrai que Buoyancy (avouez, on aura vu plus simple comme nom à prononcer) nous faisait de l’œil! Nous nous sommes donc penchés sur ce jeu de gestion de colonie/city-builder également en accès anticipé, tout comme ses deux copains précédemment cités. Alors que Flotsam posait des bases intéressantes mais était encore bien pauvre en contenu et en mécaniques de gameplay, et que Last Wood achevait de nous séduire par sa direction artistique et son contenu déjà bien dense, qu’en est il de Buoyancy?

Lancement de Buoyancy

Il s’agit donc ici de bâtir une colonie flottante, et de subvenir aux besoins de vos colons. L’expansion se fait à coup de bâtiments ou de pontons, et autres plateformes. Une pêcherie ici, pour les besoins en nourriture, une cabane de récolte de ressources là, pour récupérer tout ce qui peut flotter autour de vous, du plastique, au bois, en passant par les déchets métalliques.
D’autres bâtiments permettent ensuite de convertir ces ressources basiques en ressources plus évoluées, comme le métal, ou bien encore le pétrole. Et quelques radeaux en détresse viendront vous fournir des nouveaux colons – en plus des naissances survenant au sein de votre population. Le gameplay est donc très proche des jeux du genre, faisant penser – l’océan en plus, mais les radiations en moins – à des titres comme Surviving The Aftermath ou bien encore Endzone A World Apart.

Vous débutez très modestement avec quelques colons et quelques ressources de base. Charge à vous de développer votre colonie.
Les radeaux de survivants vous apportent des nouveaux colons. Et éventuellement des ressources, mais aussi des maladies.

Pour un jeu en accès anticipé, notez que la réalisation technique est de qualité. Les graphismes sont agréables à l’œil, les reflets de l’océan plutôt bien réalisés, et l’interface claire et propre. La traduction française est de bonne facture, bien qu’encore incomplète dans quelques sous menus. Les premières minutes sont donc rassurantes, d’autant qu’à 10€ sur Steam, le prix est plus qu’intéressant.

Et alors qu’il fallait surveiller son stock de carburant dans Flotsam, ou bien compter sur les courants ou le vent dans Last Wood (avant de débloquer la motorisation au charbon), dans Buoyancy, votre petite ville flottante se déplace tout simplement selon vos envies. Un clic sur la carte et celle-ci bouge vers de nouveaux bancs de poissons, par exemple, que vous aurez repéré d’un œil expert. Pas de gestion du vent, des courants, et pas besoin de ressources pour se mouvoir. En cela, Buoyancy se distingue déjà de ses petits copains. Nous passons donc une grande partie de notre temps à parcourir les océans, à déplacer sans cesse notre ville à la recherche de ressources nécessaires à notre expansion, à récolter ou aussi à acheter, le jeu intégrant le commerce avec d’autres colonies, via un menu clair et efficace.

Un clic sur l’océan et votre colonie se déplace.
Certaines zones sur l’océan vous apporteront des ressources bien nécessaires, comme ici, les bancs de poissons.

Tiens, parlons de vos colons : si la gestion de la soif n’est pas (à date?) à l’ordre du jour (l’eau distillée ne sert qu’à alimenter les cultures ou la brasserie), sachez qu’il faudra tout de même gérer leur moral, leur bonheur et leur appétit. Pour le moral, c’est assez simple : garantissez leur de la bière, et tout devrait aller pour le mieux. Pour la bouffe, entre les algues – abondantes mais peu nourrissantes – et les poissons, le pain, la viande de baleine (oui, j’avoue, j’ai du me résoudre à pratiquer la chasse à la baleine), c’est déjà plus complexe.
D’autant que – bug ou non? – les fluctuations dans le stock sont assez fréquentes et que l’on ne comprends pas toujours pourquoi telle ressource diminue si vite.

La chasse à la baleine (oui je sais c’est pas bien) vous apportera des ressources conséquentes.

Bien que le nombre de ressources soit déjà bien conséquent (réparties en 3 catégories : construction, nourriture, divers), le nombre de bâtiments est quant à lui assez limité. Idem pour la mécanique globale du jeu qui se contente – soyons assez simplistes – du : je bouge ma cité, je récolte toutes les ressources à disposition, j’agrandis, je re-bouge ma cité vers de nouveaux horizons. L’on fait assez vite le tour.
Pourtant, Buoyancy intègre également sa dose d’événements aléatoires, venant pimenter vos parties et perturber le bon fonctionnement de votre colonie. Des maladies viendront frapper vos colons, de même que des blessures, et les pirates pourront venir saccager vos ressources, si votre colonie n’est pas suffisamment défendue. Mais c’est encore bien peu, et assez répétitif – pas assez poussé, et même en vitesse accélérée, le temps est parfois long.

Le nombre de bâtiments à construire est encore assez faible.
Un « libre des lois » encore sommaire – mais bien présent.
La gestion des prisonniers est une bonne idée.

A noter que plusieurs pans de gameplay ne sont pas encore implémentés, comme les statistiques, ou bien encore l’arbre technologique, tous les deux affichent encore un sobre « prochainement ». A l’inverse, des bonnes idées sont à relever, comme un (sommaire) arbre de lois à la Frostpunk, grâce auquel vous pouvez prendre certaines décisions pour votre colonie, comme adopter une politique drastique de contrôle des naissances, ou à l’inverse, inciter vos colons à se reproduire. Les survivants que vous pouvez secourir sur les radeaux – ou les pirates capturés – pourront aussi être emprisonnés et il vous est possible d’influer sur la qualité de leurs repas, voire de les tuer ou de les manger.

Il est possible de commercer avec les autres colonies. L’interface dédiée au commerce est efficace.
Mais vous pouvez aussi les combattre.
Le corps de garde vous assure une première ligne de défense en cas d’attaque.

Buoyancy intègre aussi une notion de gestion de la pollution, certains bâtiments polluant plus que d’autres, mais cette mécanique a encore peu d’impact finalement sur le déroulé de la partie. Vous l’aurez compris, le potentiel est là, les idées intéressantes, mais le tout est encore bien léger pour le moment.

La pollution a encore peu d’impact sur le déroulé de votre partie et le fonctionnement de votre colonie.
Le zoom permet de voir au plus près vos petits colons. Et c’est plutôt très réussi.
NOTRE AVIS

Buoyancy affiche une plastique sympathique, les graphismes sont de qualité et la finition globale au rendez-vous. Le jeu fourmille de bonnes idées (arbre des lois, événements aléatoires, gestion du bonheur des colons, de la pollution, attaque de pirates et commerce avec d'autres colonies) mais c'est une alpha, et Buoyancy doit encore faire un petit bout de chemin pour occuper le joueur au delà de quelques heures : toutes ces mécaniques ont finalement assez peu d'impact sur notre colonie, ne sont pas assez abouties, et le manque de contenu (tant sur le nombre de bâtiments à construire que dans les mécaniques globales de gameplay) se fait assez rapidement sentir. Pour 10€ sur Steam, ne faisons pas la fine bouche : Buoyancy vous occupera quelques heures mais vous laissera sur une certaine frustration. Le jeu promet beaucoup, mais propose, finalement à date, assez peu.

  • Réalisation technique
  • Graphismes et direction artistique
  • Richesse en contenu
  • Durée de vie
  • Rejouabilité
User Rating: 1.3 ( 2 Votes )

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