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Last Wood : faites survivre votre colonie flottante, notre Test

Date du test : 21/04/2020
Version du jeu : 0.9.1f3
Temps de jeu : 04H00
Disponible sur : Steam
Genre : survie
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Note : ce test a été réalisé avec une version anticipée (0.9.1f3) et donc non finalisée. Les éléments évoqués sont donc susceptibles d’évoluer selon les prochaines mises à jour effectuées par les développeurs.

Si le genre survie/post-apo a son binôme (Surviving The Aftermath / Endzone A World Apart), le genre survie/je flotte sur un radeau l’a également : après notre découverte de Flotsam, actuellement en accès anticipé sur Steam – et encore bien léger et pauvre en contenu pour le moment, nous nous sommes intéressés à Last Wood, également en accès anticipé. Lancé en Août 2019 (vs fin Septembre 2019 pour Flotsam), Last Wood est, nous pouvons le dire dès l’intro, une très bonne surprise.

Bienvenue dans Flotsam

Le concept est assez similaire à Flotsam : vous vous retrouvez à la surface de l’océan, sur un pauvre radeau, avec 2 colons et quelques ressources de base. Il vous faudra survivre, vous développer, et assurer à vos colons une vie des plus décente sur ces eaux d’un bleu digne des tropiques.

Un démarrage modeste avec quelques ressources et 2 colons.

Les premiers contacts avec Last Wood sont rassurants : le jeu est stable, propre, et les chargements sont rapides. L’interface à l’aspect « bois » suit la direction artistique du jeu : c’est mignon, coloré, et le côté cartoon/flashy fonctionne à merveille, épaulé par une bande sonore relaxante et aux connotations tropicales. Bref, on tombe assez vite sous le charme.
Il suffit de parcourir rapidement les différents menus du jeu pour constater que Last Wood est à un stade de développement bien plus avancé sur son très similaire Flotsam. Le contenu est plus conséquent, et les mécaniques de gameplay sont semble-t-il plus étoffées.

Revenons donc à notre partie : il va falloir assurer la survie de vos deux premiers colons. Un clic sur chacun vous renseigne sur ses différentes compétences, son état d’esprit (son bonheur), mais également sur ses besoins : faim, soif, sommeil, sociabilité, besoins, … le tout est présenté de façon claire. Il faudra aussi gérer leur santé, car ils peuvent se blesser, et leur attribuer un équipement : une arme pour se défendre ou attaquer, un outil pour pêcher, des vêtements pour le froid ou la chaleur, et un couvre-chef pour se protéger du soleil.

Chaque colon a des besoins spécifiques et des compétences propres.
Le récupérateur d’eau de pluie vous permet de constituer les premières réserves d’eau potable.

Puis construire les premières infrastructures allant d’un récupérateur de pluie, pour les besoins en eau, à quelques plantations d’arbre, qui assureront le bois mais également les fruits. Un feu de camp vous permettra de griller les poissons pêchés, assurant un meilleur apport calorifique et une plus grande satisfaction qu’avec le poisson cru. Les premières minutes du jeu sont agréables, le rythme est assez lent, mais cela laisse le temps de comprendre le gameplay de Last Wood, qui intègre également un cycle jour/nuit et des bases de météo (pluie, plein soleil, etc.). Il vous est possible d’affecter des priorités aux actions de vos colons, tout comme dans RimWorld par exemple.

Vous pouvez prioriser les actions de vos colons.
La gestion des ressources est claire via un menu déroulant par catégories.

Bien rapidement, vous verrez apparaître autour de votre petit radeau – qui dérive au fil des courants et des vents – des éléments flottants à proximité. Envoyer un colon récupérer ces tonneaux ou caisses flottantes vous permettra de récuperer de précieuses ressources. Mais prenez garde à ne pas l’envoyer nager trop loin, car chacun possède une barre d’endurance propre et si celle-ci s’épuise, il ne pourra revenir et il faudra alors le secourir. C’est ainsi également que votre colonie pourra s’agrandir, car des naufragés à secourir viendront ensuite prêter mains fortes à vos deux premiers colons qui commencent à fatiguer face à toutes les tâches que vous leur attribuez.

La pêche, pour un jeu de survie à la surface des océans, c’est dirons nous, la base.
L’agriculture vous apporte des fruits, des légumes, mais aussi, du bois.

Dans un premier temps donc, les ressources viennent à vous. Mais les îles lointaines vous appellent par leurs promesses de riches ressources. Si elles ne viennent pas à vous, à vous d’aller à elles : et les premiers tonneaux récupérés vous ont apporté des précieux points de recherche. L’arbre technologique de Last Wood est très complet et vous permet alors de rechercher de nouvelles infrastructures, comme des ateliers de tisserand pour confectionner vos premiers vêtements évolués, des récupérateurs d’eau de plus grande capacité, des nasses de pêches plus grandes, mais aussi des lits, des éléments décoratifs, des armes, des structures de défense, … le choix est vaste.
En développant vos efforts de recherche sur la navigation, votre petit radeau va ainsi pouvoir se mouvoir selon vos envies : les pagaies ou les voiles vous permettent de bouger sur la carte du monde, l’encre vous permet quant à elle de vous stabiliser et ne plus bouger, si le secteur dans lequel vous vous trouvez vous satisfait.

Partez à l’exploration des îles environnantes, elles peuvent être riches en ressources, mais aussi, en dangers.
L’arbre de recherches de Last Wood est très complet.

L’on prends vite plaisir à agrandir son radeau – en prenant garde à ne pas le surcharger, ce qui pourrait mettre en danger sa flottabilité – via de nouvelles cases conquises sur la mer, puis ensuite par une première maison qui garantira à vos ouailles de dormir au sec. Il faut également penser à renforcer les défenses de votre colonie : on l’a vu plus haut, il est possible d’équiper vos colons d’armes, de plus en plus évoluées, mais nécessitant toujours plus de ressources, mais aussi via des tours de guets, des pièges, car les menaces seront nombreuses. Entre les attaques de pirates, de squelettes, en passant par les requins ou bien encore le fameux Kraken, de nombreuses menaces vont venir perturber votre quotidien.

Il est également possible de commercer, avec le marchand, et ainsi échanger des ressources que vous avez en abondance contre d’autres, plus rares.

Il est possible de commercer avec le marchand.
Last Wood intègre un cycle jour/nuit.
Petite colonie s’agrandit tout doucement…

Last Wood intègre ainsi de nombreuses mécaniques de gameplay, et est très addictif. Pour cette version anticipée, et au prix proposé sur Steam (env. 13€), c’est un excellent investissement pour tous les fans de construction/survie/gestion de colonie. Au rayon des quelques reproches, notons que les combats sont encore très brouillons, et peu intuitifs. Tout comme les systèmes de commerce et de recherche, qui manquent encore d’intuitivité. Enfin, la traduction encore très partielle en français pourra en rebuter quelques uns. Mais les mises à jour menées par les développeurs sont nombreuses, et à un rythme soutenu. Le jeu continue donc de s’enrichir et les quelques approximations de gameplay ne devraient être bientôt, que de l’histoire ancienne.

NOTRE AVIS

Last Wood réussit à séduire par sa direction artistique, son univers coloré et apaisant, et par son contenu déjà bien riche - pour un jeu en accès anticipé- et ses mécaniques de gameplay bien denses. L'on se laisse vite happer dans son univers, et on prends un réel plaisir à développer sa colonie flottante, tout en veillant à satisfaire les besoins de ses colons et en gardant un œil sur le stock des différentes ressources. En l'état, et vu le prix (moins de 13€ sur Steam), c'est une excellente affaire pour tous les fans de survie/gestion de colonie. Là ou Flotsam déçoit, Last Wood convainc.

  • Réalisation technique
  • Graphismes et direction artistique
  • Richesse en contenu
  • Durée de vie
  • Rejouabilité
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