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Flotsam, un city-builder sur les océans : notre test

Date du test : 13/04/2020
Version du jeu : 0.3.0
Temps de jeu : 3H00
Disponible sur : Steam
Genre : city-builder, survie
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Note : ce test a été réalisé avec une version anticipée (v. 0.3.0) et donc non finalisée. Les éléments évoqués sont donc susceptibles d’évoluer selon les prochaines mises à jour effectuées par les développeurs.

La team atrium4game a un penchant tout particulier pour les jeux de gestion, les city-builder, le tout teinté de notions de survie, on ne s’en cache pas. Après avoir écumé les très bons – mais gris et sombres – Frostpunk, Endzone A World Apart, ou bien encore Surviving The Aftermath, l’envie s’est fait sentir d’apporter un peu de couleurs à nos rétines. Et le choix des jeux qui attendent bien sagement dans notre bibliothèque Steam le premier lancement est plutôt vaste. Flotsam, et sa direction artistique bariolée, a joué de son charme, et nous avons pu, le temps d’environ 3H de jeu environ, nous forger nos premières impressions.

Sachez avant toute chose que Flotsam est un city-builder, c’est à dire un jeu de construction de ville, teinté de notions de survie. Actuellement en accès anticipé sur Steam depuis Septembre 2019, le jeu n’en est qu’à sa version 0.3.0, après une récente mise à jour baptisée World Update. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que des mises à jour, il en faudra encore beaucoup pour que Flotsam puisse sortir en version finale.

Lancement de Flotsam 0.3.0

En premier lieu, sachez que Flotsam ne propose pour le moment qu’un mode bac à sable, sans aucun paramétrage possible. La carte du monde est, elle, générée de manière procédurale. Mais commençons par le début : le monde tel que nous le connaissons n’est plus. Oh tristesse. Pas de catastrophe nucléaire et de radiations, non non. Ici, les eaux des océans ont tout recouvert – soit dit en passant elles sont désormais d’un bleu vif pétant à vous décoller la rétine – et seuls quelques rares survivants tentent de ne pas sombrer en recyclant les déchets flottants se trouvant un peu partout disséminés. C’est sur ces eaux que vous aller bâtir votre nouvelle colonie. Vous commencez très modestement avec un gros bateau, qui fera office d’hôtel de ville, et de lieu de stockage principal. Le tout avec 3 pauvres colons. Comme dans de nombreux jeux du genre, vous définissez des zones de récolte et le nombre de colons affectées à celles-ci, via une bouée : du bois ici, du plastique là bas. Les premiers stocks se constituent. Si le plastique servira à construire les premières routes … digues, excusez, le bois devra être séché au préalable avant de pouvoir servir à autre chose.

Votre hôtel de ville au démarrage du jeu.
Affectez des zones de collecte, et un nombre de colons associés.

Oui, parce que ce bois séché va justement – une fois transformé en bois de chauffage – venir alimenter notre flambant distillateur recyclé qui transforme l’eau salée en eau potable. Vous me suivez toujours? Le bois mouillé récolté à la surface des océans, séché ensuite, puis transformé en bois de chauffage. C’est déjà laborieux. L’eau, parlons-en : Flotsam a le même syndrome qu’Endzone avant son patch #2, la gestion de l’eau est vraiment pénible au démarrage. Alors que vos colons ne bouffent quasiment rien et que votre stock de 20 en nourriture ne bouge presque pas, le stock d’eau (à 20 également) fond comme neige au soleil.
A ce stade, un colon est donc affecté en quasi permanence à la création de bois de chauffage, un autre à la création d’eau potable. Vous reste donc un malheureux pauvre colon pour continuer à récolter ou construire, ou bien encore explorer. Vous l’aurez compris, les débuts dans Flotsam sont poussifs, d’autant que l’aide et les explications sont très pauvres, et la traduction française partielle.

Le distillateur d’eau transforme l’eau salée en eau potable.

Mais bien vite, les ressources viennent à manquer. Heureusement pour vous, plusieurs petites îles à proximité de votre empire aquatique vont venir vous apporter de la ferraille, de la bouffe, de l’eau, ou bien encore des nouveaux colons à recruter. Envoyez donc un colon les explorer, à la nage dans un premier temps. La construction de petits bateaux dans un second temps viendra accélérer le rythme. La aussi, on retrouve des incohérences. Car le bateau de pêche ne peut pas servir à votre colon pour aller explorer l’île tant convoitée. Non non, il faut pour cela un autre bateau spécifique, qui réciproquement ne peut pas servir pour la pêche. Bref.

Les îles à proximité vous apportent des ressources ou des colons.
Envoyez un colon explorer l’île et récupérez ainsi de précieuses ressources.
Vous pouvez secourir des oiseaux sur certaines îles : ceux ci sont utiles car ils assumeront des fonctions logistiques dans votre colonie (transport des marchandises) ce qui allégera la charge de travail pour vos colons.

Ces expéditions vous rapporteront parfois des points de recherche, que vous pourrez alors utiliser. Ceux-ci vous permettent de débloquer de nouveaux bâtiments, apportant de nouvelles ressources (tuyaux, clous, carburant) mais également des infrastructures plus développées pour vos colons comme des lits, des maisons, etc.

L’arbre de recherche est encore bien maigre à date.

Et arrive le moment ou les ressources autour de votre colonie viennent à manquer. Si vous avez constitué assez de carburant (sinon fin du bal), vous pouvez alors déplacer votre hôtel de ville, et toute votre ville flottante, vers de nouveaux horizons.

Vous pouvez ensuite – moyennant du carburant – déplacer votre ville toute entière sur la carte du monde.

Côté réalisation et technique, Flotsam se présente plutôt bien. Le jeu est – relativement – fluide (bien que le tout soit encore largement optimisable, notamment les temps de chargement), nous n’avons pas subi de crashs ni de bugs majeurs. La direction artistique, très flashy & cartoon, fait mouche, c’est mignon tout plein et voir ses colons vaquer à leurs occupations est un plaisir via un niveau de zoom impressionnant. L’interface est quant à elle plutôt bancale (pourquoi la carte du monde est accessible depuis une icône en haut à droite, et non intégrée à la barre générale du bas?), et il manque encore une foule de raccourcis pour faciliter la gestion de sa colonie, des statistiques, une meilleure présentation/gestion des stocks. Comme les notifications s’affichent en bas à droite de l’écran, on les loupe quasiment tout le temps. La bande sonore est quant à elle discrète mais efficace.

L’interface est quant à elle plutôt bancale, et il manque encore une foule de raccourcis pour faciliter la gestion de sa colonie, des statistiques, une meilleure présentation/gestion des stocks.

Non, en fait, le gros problème à date, si on devait le résumer, est en fait cette dernière mise à jour : World Update. Censée rafraîchir la navigation de votre colonie sur les océans, elle vient en fait « casser » un pan entier de gameplay et rend le jeu bien plus confus pour les novices. Si vous regardez sur la capture ci dessous, les premiers pas dans Flotsam étaient initialement tracés pour le joueur: du démarrage, la première île disponible ensuite apportait des colons supplémentaires, la seconde de l’eau. Avec World Update, vous pouvez aller ou bon vous semble, comme nous, et galérer, comme nous, avec le manque d’eau ou le manque de bras, parce que vous vous êtes dirigés vers des îles riches en ressources mais ne proposant pas ces premières nécessités. C’est dommage, et nous espérons que des futures mises à jour viennent corriger le tir. D’autant qu’une fois ces bases comprises, le plaisir du jeu est réel, et l’on ressent un bon potentiel, vraiment.

L’ancienne carte du monde, avant la mise à jour « World Update » était certes moins esthétique mais beaucoup plus efficace et explicite.
L’aide proposée est très sommaire, et pas toujours en français.
NOTRE AVIS

Flotsam 0.3.0, en ce mois d'Avril 2020 : des bases intéressantes pour ce city-builder coloré et aquatique, teinté de notions de survie. La direction artistique choisie fait mouche, le jeu est fluide et plutôt très joli. Les bases sont là nous dirons. Mais il y a encore beaucoup de chemin à faire pour faire de Flotsam un bon jeu : mis à part le manque de contenu à date (sur les ressources assez limitées, le choix de bâtiments encore bien pauvre, l'arbre technologique qui fait triste mine) explicable pour un accès anticipé et la jeunesse du titre, des pans entiers de gameplay sont à revoir (démarrage, aide au joueur, logique de certaines chaînes de production), de nombreux équilibrages sont à effectuer (gestion de l'eau, de la nourriture). Les évaluations Steam vont d'ailleurs en ce sens (67% d'évaluations positives sur 1000 votes). Charge aux développeurs de densifier le jeu et d'optimiser son gameplay lors des prochaines mises à jour. Sinon le bateau n'arrivera pas à bon port. Ce serait dommage : le potentiel est bien là.

  • Réalisation technique
  • Graphismes et direction artistique
  • Richesse en contenu
  • Durée de vie
  • Rejouabilité
User Rating: 2.1 ( 2 Votes )

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